L’Enfant
de la Foudre
Dans le village des Brumes, Mei refuse les explications trop faciles. Quand la foudre frappe un homme, elle observe quelque chose que personne n’a encore su nommer.
Quand une blessure devient
une porte
Chine ancienne. Dans le village des Brumes, les morts sont attribués aux esprits et les guérisons au hasard. Mei, jeune guérisseuse aux mains tachées d’herbes, ne croit ni aux uns ni à l’autre. Ce qu’elle observe depuis l’enfance — que toucher un point précis peut calmer une douleur à l’autre bout du corps — la place en dehors de tout ce que son monde sait nommer.
Lorsque la foudre frappe un homme du village, Mei fait une découverte qui changera le cours de sa vie : une blessure peut ouvrir des chemins que personne n’a encore appris à lire. La douleur qui partait, la chaleur qui montait, le souffle qui se calmait sous ses doigts — ce n’était pas de la magie. C’était une langue. Celle du corps.
Premier tome d’une saga en douze volumes, L’Enfant de la Foudre pose les fondements de trois mille ans de transmission. Ce n’est pas encore la théorie des méridiens, ni les points, ni les cycles. C’est une femme qui regarde, qui doute, qui note — et qui refuse d’oublier ce qu’elle a vu.
La pluie tombait depuis trois jours sur la montagne. Elle ne tombait pas comme une eau venue du ciel, mais comme une mémoire trop lourde, glissant des toits, ruisselant sur les pierres, pénétrant jusque dans les jointures des portes anciennes. Chaque goutte semblait chercher une fissure par où entrer, comme si le monde lui-même voulait retrouver ce qui avait été caché sous la terre.
Li Huang avançait lentement dans le couloir des archives. Il portait une lampe basse, protégée par une fine cage de bronze. La flamme tremblait à chaque souffle d’air, projetant sur les murs des ombres longues qui ressemblaient à des silhouettes penchées. Autour de lui, les tablettes de bambou, les rouleaux de soie, les os gravés et les plaques de jade dormaient dans le silence. Trois mille ans de voix mortes.
Wu Mei-Lin l’attendait devant une porte sans inscription. Elle tenait entre ses mains une petite clef de jade sombre.
— Tu es certain ? demanda-t-elle.
Li Huang regarda la porte. Son maître l’avait conduit jusqu’ici à la veille de son initiation, sans lui permettre d’entrer. Il lui avait seulement dit : « Derrière cette porte ne repose pas un trésor. Derrière cette porte repose une question. »
La suite dans le tome I — extrait du prologue « Le dernier Gardien »
Commander le Tome ILes quatre cycles
Choisir son format
- Impression à la demande
- Format 140 × 200 mm
- Couverture souple
- Livraison sous 5 à 8 jours
- Téléchargement immédiat
- Format ePub & PDF
- Compatible toutes liseuses
- Mises à jour incluses